Super R-Type

Le monstre sacré des shoot’em up ouvre le feu sur la Super Nintendo…

Pour mieux comprendre ce qui va suivre, il faut que je vous explique un élément clef : je suis l’un des plus grands fans de R-Type au monde ! Si je ne devais emporter qu’un seul shoot’em up sur une île déserte, ce serait, sans réfléchir, l’un des épisodes de cette saga culte. R-Type, c’est peut-être le premier shoot’em up de l’ère moderne (aux côtés des Gradius et autre Darius). C’est (pour moi) le plus homogène, le plus intelligent et le plus… typé ! Bien conçu dès le départ, R-Type a su, au fil des innombrables versions, garder un esprit bien marqué. Quelques notes de musique et un ou deux sprites suffisent pour le reconnaître au premier coup d’oeil, quelle que soit la machine qui l’accueille. Bref, je profite de cette version Super Nintendo, pour faire l’apologie de toute la série.

BYDO… NAN !


Depuis ses débuts, R-Type présente un scénario des plus minimalistes ! On apprend vaguement que l’EmpireBydo, une civilisation extra terrestre, tente encore et toujours d’envahir la Terre. Preux chevalier du futur, vous enfourchez votre vaisseau rutilant, le R-9, pour aller tabasser, tout seul, ces milliers d’aliens baveux. En clair, on vous demande de descendre tout ce qui bouge, sans trop en savoir sur la raison qui vous pousse à le faire !

PAS QUESTION D’AVOIR L’ARME A L’OEIL !

Cette raison tient de l’instinct. Tout simplement parce que l’on vous met aux commandes d’une incroyablemachine de guerre. Le R-9 est certainement le meilleur vaisseau qui soit, tous shoot’em up confondus. Ni trop petit, ni trop gros, il possède un armement fabuleux et particulièrement bien étudié. Il fonctionne, comme il se doit, sur le principe des options que l’on récolte en dégommant certains vaisseaux ennemis. Sur Super Nintendo, l’option « S » (speed) fait partie des quelques nouveautés qui agrémentent cette version un peu spéciale. Elle augmente la vitesse de déplacement du vaisseau. Mais l’arme géniale qui a fait le succès de R-Type, c’est la Force. Il s’agit d’une sorte de boule, qui fait office de bouclier, et qui peut se placer devant ou derrière le vaisseau. On peut également la projeter au loin. Ainsi, il est possible, lors d’un combat acharné contre un boss récalcitrant, de l’envoyer contre le point sensible du monstre. Quand la Force est attachée au R-9, elle permet d’avoir accès aux diverses évolutions de l’armement (multi-boules d’énergie, lasers onduleurs, rayon réfléchissant…). Quand elle est détachée, le vaisseau est armé d’un laser conventionnel, en mode multidirectionnel.



Street Fighter II – The World Warrior


Tout le monde ne parle que de lui, tout le monde l’attendait, tout le monde est sous le coup de la folie… Street Fighter II est là !

Voici quelques années, Cap-com a sorti Street Fighter sur borne d’arcade. Rien de bien inhabituel. Il s’agissait d’un jeu de baston, pas mal, mais sans plus. Petit succès d’estime auprès des passionnés, la borne passera totalement inaperçue aux yeux du grand public. La borne finit par disparaître comme elle était venue (sauf dans quelques salles anglaises). Puis en 1991, fort d’une belle réussite avec un Final Fight attirant, Capcom lance Street Fighter II… L’éditeur japonais entrait dans la légende!


VOUS ME RECONNAISSEZ ?


Il est bien difficile d’expliquer pourquoi Street Fighter II est devenu en si peu de temps un phénomène aussi universel. Aux quatre coins de la planète, SF II est devenu LE jeu par excellence, considéré à juste titre comme le jeu de baston le plus fabuleux qui soit. On peut néanmoins apporter quelques éléments de réponse, en analysant les points forts de ce titre monstrueux…


TIENS, PREND ÇA DANS LA TÊTE !


Street Fighter II, c’est l’histoire d’un immense championnat de kick boxing. Les huit meilleurs combattants du monde se sont donné rendez-vous pour élire celui qui aura la chance (!) d’affronter les quatre Boss les plus forts de la terre. Ce qui est fabuleux, c’est que vous allez pouvoir choisir parmi ces huit combattants, celui qui vous représentera. Et comme chacun possède ses propres coups et pouvoirs magiques, cela offre une variété de coups assez incroyable.


Super Mario Kart


Super Mario Kart – Super Nes (SNES)

Fort d’une série de neuf opus (dont deux sur borne arcade), la licence Mario Kart est une des plus célèbres et appréciées au monde. Premier jeu spin off de Mario, Super Mario Kart, sorti en 1993 sur Super Nes, est probablement le jeu inspiré de l’univers du plombier ayant reçu le meilleur accueil. Test d’un véritable classique.

Super Mario Kart, ou le plombier le plus rapide du monde

Sorti de l’imagination du génial Shigeru Miyamoto, Mario apparaît dans son premier jeu, Mario Bros., en 1985 sur console Nes. De jeu en jeu, Mario devient non seulement une référence du jeu vidéo, mais également une véritable icône du monde virtuel. Surfant sur la vague du succès, conforté par l’accueil du public de l’excellent Super Mario World sur Super Nes en 1991, Nintendo lance un spin off (jeu inspiré d’un univers) relativement curieux : des courses de kart 100% arcade, avec les figures des jeux de la licence Mario aux commandes des engins.

Super Mario sur son karting
Des plates-formes aux circuits, il n’y a qu’un pas !
Si aujourd’hui cela nous apparaît comme une évidence, à l’époque c’était certainement une idée bien originale. Usant de l’aspect rigolo et enfantin de Mario, l’accent était mis sur la convivialité et le fun plutôt que la simulation. Il est indéniable qu’aujourd’hui, même les plus récents jeux de la licence Mario Kart conservent un gameplay basé sur le fun et non sur la simulation. Peut-être aussi pour cela que de nombreuses demoiselles y jouent avec plaisir…

Devenu très vite une référence du genre, Super Mario Kart sur Super Nes fit de plus en plus d’adeptes. La recette ayant fait ses preuves, les petits amis de Mario ont subitement également été pris de kartingite aiguë : Megaman avecMegaman : Battle & Chase (PS1) ou Crash Bandicoot avec Crash Team Racing – CTR (PS1) .

Mario et ses amis continuèrent également à se défier régulièrement sur le circuit, de plus en plus nombreux en piste, marquant ainsi chaque nouvelle console de leurs empreintes de pneus slick. Test d’une des licences les plus juteuses de l’histoire du jeu vidéo.

Un cocktail efficace : karts, amis et coups bas

Super Mario Kart débarque en 1993 sur la performante Super Nintendo. Mario n’avait pu s’y illustrer (pour l’instant) que dans un seul jeu, et quel jeu ! Super Mario World, sorti en 1991, est montré par certains comme le meilleur opus de la série Mario avec Mario 64. Il est alors indéniable que le plombier avait déjà subjugué les utilisateurs de Super Nes.
Un podium dans Super Mario Kart sur Super Nes
Les vieux ennemis de Mario sont toujours de la partie…
Attendant tous les nouvelles aventures de l’italien, c’est un véritable spin off qui leur est proposé un an après la sortie de Super Mario World : un jeu 100% course et arcade, bien loin des plates-formes généralement empruntées par Mario. Peu importe, le concept est appétissant pour tous.

Le principe est simple : se défier sur des circuits plus ou moins complexes, en course simple ou en championnat. Pour se faire, vous disposez d’un kart, de votre talent de pilote et de quelques items destinés à ralentir vos adversaires. Et c’est certainement le concept qui a fait exploser Super Mario Kart.

L’issue de la course de dépend pas de votre qualité de gamer (un peu quand même…), mais plutôt de votre aptitude à faire la nique à lancer des coups bas à vos adversaires. Ainsi, tout le monde peut gagner et s’amuser de la même façon. Ingénieux, encore une fois.

Courses dans l’univers merveilleux et cruel de Mario

En vue à la 3e personne, vous vous lancez sur la piste occupée par 7 autres adversaires. Le panel des personnages jouables est évidemment encore restreint : 8 personnages divisés en 4 classes : les pilotes équilibrés (Mario et Luigi), les légers, maniables mais lents (Toad et Koopa), les vifs (Yoshi et Peach) et les lourds mais rapides (Bowser et Donkey Kong Junior).

Circuit du chateau de Bowser dans Super Mario Kart sur Super Nes
Les circuits inspirés du château de Bowser comptent parmi les plus difficiles
Ce qui est appréciable, c’est que les circuits s’inspirent vraiment de l’ambiance de la série Mario : on retrouve des circuits basés sur le château de Bowser, d’autres sur les maisons hantées, ou encore sur les prés qui composent généralement les premiers niveaux des opus plate-forme. Les décors sont beaux, riches et colorés, à la hauteur des performances de la Super Nes.

On remarquera aussi la division de l’écran en deux parties : en haut, l’écran de conduite habituel avec tous les indicateurs (position, item, temps…). En bas, soit un rétroviseur, soit une carte du circuit et la position actuelle des concurrents… pratique ! Si un deuxième joueur rejoint la partie, il se placera logiquement dans la seconde moitié de l’écran.

Ce qui l’est moins, c’est le système graphique utilisé. Votre personnage et ses mouvements sont interprétés par plusieurs sprites (trames), mais reste toujours au centre de l’image. Ce qui bouge et avance, c’est le décor… Si le rendu est assez convainquant, le système nuit fortement à la maniabilité. Le kart donne parfois l’impression de glisser, voir de se déplacer en crabe. Certains virages seront donc difficile à gérer, puisque manœuvrer avec précision est plus que difficile. Il arrivera même que vous vous preniez un obstacle malgré que vous l’ayez anticipé plusieurs secondes à l’avance. Rageant quand on se bat également contre un adversaire collé au pot d’échappement…

Bananes, éclairs et carapaces rouges

Bien sûr, la réussite du jeu vient surtout de son aspect arcade et fun, loin de la simulation pure et dure. Et son aspect principal vient probablement de l’utilisation d’items afin de barrer la route ou de ralentir vos concurrents.

Le sol du circuit (qui peut être en terre, en bitume, en pavés ou même en sable) est jonché d’objets à récupérer. Les plus courants sont les pièces; ici, le but n’est pas d’en récolter 100 pour obtenir une vie, mais d’en garder toujours au moins une. A chaque choc avec un adversaire, votre personnage perd une pièce; ce sont deux pièces qui vous seront rackettées par le magicien sur son nuage s’il doit venir vous chercher dans le vide, dans la lave ou dans l’eau. Si votre « porte-monnaie » est vide à ce moment, la sentence sera inévitable : quelques tête-à-queues de pénalité, qui vous feront perdre quelques importantes secondes.

Objets à récupérer dans Super Mario Kart sur Super Nes
Ne manquez pas de ramasser un item à chaque passage, celui-ci pouvant être décisif !
Mais les pièces seront bien inutiles pour lutter contre la bande d’acharnés lancés sur le circuit et bien décidés à remporter la course, avec ou sans coup-bas. Pour leur rendre la pareille, une seule solution : récupérer un des items placés à l’intérieur des plaques « point d’interrogation » disséminées sur chaque circuit. Peu utiles (peau de banane) à carrément dévastateur (éclair rapetissant), les items vous aideront à ralentir poursuiveurs et poursuivis.

Le mode de jeu principal de Super Mario Kart étant le mode championnat, jouable seul ou avec un ami, récupérer le maximum de points est donc crucial pour terminer sur la première marche du podium. N’hésitez donc pas à échafauder des plans machiavéliques pour vous défaire de vos ennemis : dégommer un adversaire juste avant la ligne, garder un item intéressant bien au chaud pour plumer vos concurrents au bon moment. Car avec la difficulté du mode « 100cc » (difficile) et une IA pas minable pour l’époque, ne conduire qu’avec ses mains sans se servir de son cerveau sera parfois insuffisant…

Un tour de kart seul ou à deux… et un CPU bien sadique

Jouable à un ou deux joueurs, Super Mario Kart offre 4 modes de jeu : Championnat (1-2 joueurs), Contre-la-montre (1 joueur), Course Simple (2 joueurs) et Bataille (2 joueurs). Le championnat offre l’accès à 3 coupes en mode 50cc (moyen) et 4 en mode 100cc (difficile). C’est peu par rapport aux nombreux circuits et personnages disponibles dans les opus récents, notamment sur Wii, mais pour l’époque, c’est plus que convenable.
Le circuit Rainbow Road dans Super Mario Kart Super Nes
Le Rainbow Road, circuit légendaire repris dans tous les Mario Kart
Surtout que le mode 100cc est plus que costaud… L’IA des adversaires est correcte, des circuits pas piqués des vers en matière depièges, et le maniement peu précis rend difficile la victoire à tous les coups… Jusqu’à la mythique course finale, la « Rainbow Road », au tracé d’apparence pas si difficile, mais gare ! Les pièges du circuit comme ceux posés par l’ordinateur vous enverront bien souvent dans les limbes interstellaires…

Au final, on s’amuse encore bien avec Super Mario Kart. Même si la fracture avec les versions récentes se fait de plus en plus affirmée (nombre de personnages, de circuits, d’items…), ce premier opus reste une référence. Nombreux seront ceux heureux de retrouver un jeu avec lequel il ont probablement déjà joué au moins une fois. Les 4 modes permettent de jouer plusieurs heures… et de recommencer !

Crash Team Racing – CTR


Crash Team Racing (CTR) – Playstation /PS1

Après trois épisodes de plate-forme réussis sur Playstation, Crash Bandicoot revient pour un 4e opus aux aspects de Spin-Off : Crash Team Racing, un jeu de kart bien déjanté où les plus grandes figures de la série viendront se tirer la bourre sur des circuits inspirés de la plate-forme. Plagiat ? Que nenni !… ou presque.

 Crash Bandicoot sur les terres de Mario Kart

Alors oui, nous ne pouvons pas nier que, lorsqu’on parle d’un jeu de kart fun et rigolo en spin-off d’une série, on parle forcément un peu de plagiat. Il faut bien rendre à Nintendo qu’avec son Super Mario Kart sur Super Nes, la firme japonaise allait réussir un pari osé et ainsi s’offrir une superbe part de marché, celle du jeu multijoueur fun et déjanté.

Crash Bandicoot et Mario se battent
Crash, Sonic, Spyro… Mario n’a pas que des amis !
Nous ne pouvons pas nier non plus que Crash Bandicoot a toujours empiété sur les traces de Mario. Avec le lancement de sa première console de salon, Sony devait trouver un personnage sympathique et charismatique pour représenter la Playstation, à l’instar de Mario pourNintendo ou Sonic pour Sega. Bien que certains personnages viendront à s’illustrer par la suite (Daniel Fortesque de Medievil ou encore Snake de Metal Gear Solid). C’est finalement Crash Bandicoot, sympathique marsupial adepte de fruits exotiques, qui tiendra ce rôle.

On retrouvera donc Crash d’abord dans trois opus de plate-forme (Crash BandicootCortex Strikes Back et l’excellent Warped), pour ensuite poursuivre dans la même voie que le plombier italien : un jeu de kart arcade avec Crash Team Racing, puis un jeu de type Party Game avec Crash Bash. Mais celui-là, on en parlera plus tard.

Un Crash à 100km/h

Il est indéniable que si Sony et Naughty Dog sont partis sur la voie du jeu de kart, c’est bien parce que ça rapporte. Mais chez Naughty Dog, on ne s’est jamais contenté de proposer de simples petits jeux « copié-coller » sans améliorer au préalable la source d’inspiration, juste histoire de faire quelques gros sous.

Alors je vois déjà venir les hordes de pro-Nintendo, clamant haut et fort que c’est facile de faire un jeu quand il suffit juste de recopier, et que de toutes façons c’est pas bien de copier, et que la copie est toujours moins bien que l’original, et gnagnagna… Et bien non, cette fois-ci, on obtient quelque chose de très correct… peut-être même meilleur que le « maître ».

Personnages jouables du jeu Crash Team Racing CTR sur PS1
8 personnages sont jouables d’entrée et 7 autres sont déblocables
Dans Crash Team Racing, nommé aussi CTR, on retrouve évidemment une base : les principaux personnages de l’univers Crash Bandicoot (Crash, Coco, Cortex, N-Gin et même le newbie N-Troopy de Crash Brandicoot 3 : Warped) viennent concourir avec leurs karts sur des circuits inspirés des niveaux de plate-forme, en se lançant allègrement dans la gueule le visage toutes sortes d’objets.

On trouvera donc les modes classiques Arcade, Joute (duel), Essai Temps et même Bataille. Mais ce qui vient détrôner Mario Kart, c’est son mode Aventure immersif.

Une aventure complète sur la route

Le mode aventure vous permettra d’évoluer quasiment de la même façon que dans les trois opus de plate-forme : des arènes comportent chacune quelques circuits où il faudra sortir vainqueur pour vaincre le boss de la zone et passer à la suivante.

Nitros Oxyde, Boss ultime de Crash Team Racing sur playstation
Nitros Oxyde, charmant extra-terrestre fou de vitesse
Comme toujours dans un jeu Crash Bandicoot, l’aventure principale est rapidement terminée : il ne vous faudra que quelques heures pour remporter tous les challenges « Coupe » du jeu et arriver au boss final, le terrible Nitros Oxyde, genre de psychopathe interstellaire passant son temps à parier sur l’avenir des planètes selon les résultats des courses auxquelles il participe. Le but étant bien évidemment de lui botter les fesses en l’enrhumant littéralement, lui et sa charrette planante, afin qu’il reparte chialer dans les tentacules de sa mère avant de regretter de ne pas concourir avec un bon vieux moteur 2 temps comme tout le monde.

Et comme toujours chez Crash, ce sont les quêtes secondaires qui vont faire exploser la durée de vie du jeu. Pour chaque circuit remporté, vous pouvez y retourner pour réussir de nouveaux défis, tels que le Contre-la-montre et le défi CTR, nettement plus ardus que la simple course. Une fois ces défis réussi, vous pourrez accéder à de nouveaux défis boss, et enfin défier une seconde fois Nitros Oxyde pour le renvoyer définitivement chez lui. Et là, on table sur bien plus d’heures de jeu.

Un gameplay plus riche que Mario Kart

Outre le mode Aventure, la richesse de Crash Team Racing vient de son gameplay riche et varié. Si chaque personnage possède des compétences différentes (polyvalence, rapidité ou maniabilité), chaque kart peut réussir les mêmes actions : accélérer (encore heureux), freiner, envoyer des objets ou sauter-glisser. Et c’est avec ce dernier que vous arriverez à remporter les défis les plus pointus : lors des dérapages, il sera possible de provoquer des accélérations si vous possédez un bon timing; votre vitesse n’en sera alors plus qu’améliorée.

L'objet Bouclier du jeu Crash Team Racing CTR
Le bouclier est un nouvel objet très utile
Vos capacités de pilote devront donc être au beau fixe, même si les objets vous aideront agréablement. On retrouvera dans l’arsenal deCrash Team Racing les classique du genre (missiles à tête chercheuse, caisses de TNT explosant au passage ou bombes à jeter), mais également quelques petites originalités bien pratiques, tels que le bouclier temporaire ou l’éclair qui poursuivra tous les adversaires vous précédant.

Enfin, il sera possible de ramasser des fruits Wumpa (non, ce ne sont pas des pommes…) qui, dès 10 fruits ramassés, vous permettront d’améliorer la puissance de vos armes. Et là, ça va chauffer dans les chaumières…

Plusieurs modes multijoueurs pour un jeu de kart bien fun

L’aventure n’est malheureusement jouable qu’en solo, mais le reste des modes de CTR sont évidemment praticables en multijoueur, jusqu’à 4 fous de la piste.

Si le bon sens vous permet de vous affronter sur plusieurs circuits, ou sur un championnat entier, on retiendra particulièrement le mode « Bataille », inspiré de Mario Kart, mais en bien plus poussé.

Le menu du mode Bataille dans Crash Team Racing CTR
Le mode bataille est parfaitement paramétrable
Vous aurez la possibilité de vous balancer toutes sortes d’objets, dont certains ne sont accessibles que dans le mode Bataille, afin de marquer un maximum de points. Vous pouvez régler le mode de bataille (limite de points, limite de temps…), les équipes, le objets à utiliser ou non…

Bien que le mode bataille ne possède que peu d’arènes, on s’y amuse tout particulièrement, bien plus que l’esquisse bâclée d’arène dansSuper Mario Kart, où exploser les trois pauvres ballons de l’adversaire devenait très vite lassant…

Pour le reste, à vous de tester ! Retro-Games.fr tire son chapeau à Naughty Dog pour avoir réussi le tour de force de proposer un jeu de kart arcade mieux réussi (ce n’est que notre avis) que la source d’inspiration,long, travaillé et immersif, seul comme à plusieurs.

On soulignera également, à notre grand regret, que Crash team Racing ce sera le dernier jeu de la licence Crash Bandicoot à avoir été développé par Naughty Dog. Si Crash Bash, dernier opus de la série sur PS1, possède encore de bonnes qualités et une bonne dose de fun, le passage du marsupial surPlaystation 2 signera définitivement sa descente aux enfers… So long, Crash.

MediEvil 2


MediEvil 2 – PS1/PSX

 Certains héros ne font pas de vieux os, paraît-il. Sir Daniel Fortesque n’est pas de ceux-là. Après avoir pourfendu le lâche sorcier Lord Zarok dans la contrée imaginaire de Gallowmere, le squelette en armure rempile pour une nouvelle aventure en plein Londres du XIXe siècle, qui connaît les mêmes tourments que la petite contrée au XIVe. Pas le temps de se reposer, Daniel Fortesque repart chasser le mage noir, équipé de nouvelles armes et accompagné de nouveaux alliés.
Sorti en 1998, MediEvil fut une de ces réussites de la Playstation qui marqua les geeks de l’époque. Une nouvelle fois, Sony prit en main les rênes du développement, via la SCE Studio Cambridge, ainsi que l’édition du jeu à travers le monde. Avec 800.000 unités venduesMediEvil fut un immense succès commercial, et son héros, Sir Daniel Fortesque, devint une des icônes de la console de Sony.

Il aurait donc été dommage d’abandonner la licence en si bon chemin. C’est pourquoi, seulement deux ans après le premier opus, on vit débarquer un MediEvil 2, apparemment bien ficelé et pas piqué des vers. Un nouvel opus aussi bon que le premier ? Retro-Games.fr s’est lancé dans le test.

Sir Daniel Fortesque : Trois vies pour un seul homme

SIr Daniel Forrtesque, héros de Medievil 2
Fini la rigolade, c’est reparti pour un tour !
Il y a des héros que l’on arrive à retenir facilement, à cause de leur succès comme de leur charisme : les plombiers italiens, les hérissons bleus et autres squelettes amusants dont Daniel Fortesque est le digne représentant.

Il faut croire que les dieux eux-même l’aiment bien : mort une première fois sur le champ de bataille, il revient un siècle plus tard pour défendre à nouveaux les vallées de Gallowmere. Et il a tellement bien fait son boulot qu’il va devoir rempiler, après une longue sieste de 500 anset de nombreuses beuveries au Hall des Héros où il a dignement gagné sa place.

Il faut dire que d’autres ont également la nostalgie des temps passés, puisqu’un gros magnat de la nouvelle bourgeoisie londonienne, Lord Palethorn, déjà plein-aux-as, ne trouve rien de mieux à faire que retrouver le grimoire de Zarok, histoire de mettre la capitale anglaise sans-dessus-dessous. Comme ça. Pour le plaisir.

On appréciera néanmoins cette volonté de mettre en scène Dan Fortesque dans un cadre cette fois-ci « réel », en jouant avec les évènements survenus à cette époque et les lieux du Londres industriel : le développement de l’astronomie à Greenwich, le quartier pauvre de Whitechapel et son célèbre Jack l’Eventreur, l’affirmation de l’industrie et des scientifiques fous… Des détails qui changeront assurément les habitudes et l’équipement de notre squelette en armure fraîchement revenu à la vie.

Epées, massues, arbalètes… et Gatling

Chevalier de formation, le sieur Fortesque va évidemment débuter son aventure épée à la main, en reprenant ses habitudes de tranchage de zombie selon les règles de l’art. Mais son arrivée dans une époque industrielle, et surtout sa rencontre avec le professeur Hamilton Kift, inventeur fou de son état, vont doter notre héros de nombreuses armes plus récentes, et bien souvent plus efficaces.

Daniel Fortesque avec une mitrailleuse Gatling
La Gatling, dernière arme du jeu, sera d’un grand secours contre les ennemis volants
Pistolet, fusil tromblon, bombe ou encore mitrailleuse Gatling, des armes que Fortesque découvre, mais ne met que peu de temps à savoir manier… On soulignera l’innovation au niveau du gameplay des armes, qui consiste en un raccourci manette pour alterner entre deux armes. Une nouveauté bien agréable, quant il s’agit d’alterner arme de poing et de jet sans avoir à retourner à chaque reprise dans le menu.

Avec un level design à peine amélioré mais toujours aussi riche, et un graphisme globalement correct, on retrouvera volontiers l’esprit qui a fait le succès du premier MediEvil : une bonne dose d’humour, des aspects sombres et noirs, des niveaux variés et de nombreux ennemis. Quelques-un de ces derniers, présents dans le premier opus, reviennent d’ailleurs dans MediEvil 2 : les citrouilles humanoïdes, les démons des ténèbres, ainsi, qu’évidemment, les hordes de zombies.

Daniel se trouvera d’ailleurs de nouveaux alliés de choix : le professeur Hamilton Kift qui lui fournira des armes pour chaque Calice des Âmes rapporté, le jeune fantôme Winston qui vous apportera des infos dans les niveaux et vous permettra de sauvegarder, et Kiya, belle princesse égyptienne momifiée, dont la taille vidée de ses entrailles fera tourner le crâne vide de Fortesque. A juste raison, d’ailleurs.

Londres au XIXe, c’est pas du pudding !

Venons-en au cœur du jeu. Medievil 2 garde au final de nombreux éléments du gameplay de son prédécesseur : Fortesque marche, court, saute, tranche, fait de grandes accélérations grâce à la super-charge (disponible dès le début du jeu cette fois-ci)… Et c’est à peu-près tout. Mais, au final, ça suffit largement.

La capacité de la main verte et de la tête dans le jeu Medievil 2 sur Playstation
Utilser les mains vertes vous permettra de déceler des trésors plus qu’utiles pour votre aventure
Une petite nouveauté vient néanmoins s’ajouter : à partir de la moitié du jeu (dès le niveau Wulfrum Hall), vous pouvez utiliser les petites mains vertes « balladeuses », suivant le modèle de la Chose de la famille Adams, pour y placer votre crâne et visiter les petits recoins inaccessibles par votre grand corps squelettique en armure.

Cette capacité vous sera parfois plus que nécessaire pour progresser dans le niveau, mais également déceler quelques trésors cachés dans les niveaux précédant Wulfrum Hall : fontaines de vie, pièces, flacons. Une initiative amusante et originale, mais bien souvent énervante : les mains sont de véritables horreurs à diriger, et vous devrez bien souvent recommencer un grand nombre de fois le parcours imposé tant la course et les sauts sont difficiles à gérer…

Retenez donc bien les endroits où vous croiserez ces petites mains, afin de ne pas vous lancer dans un niveau qui ne contiendrait aucun secret à découvrir… Et souvenez-vous qu’il ne suffit pas de trouver un secret et sortir du niveau pour profiter du trésor découvert : il vous faudra terminer le level pour que la découverte soit prise en compte.

Le reste du jeu sera partagé entre exploration, ennemis et boss (pas toujours faciles !) à abattre et quelques énigmes pas piquées des vers à résoudre. On appréciera encore une fois la variété des niveaux et les tâches à accomplir en relation avec le thème du niveau : utiliser les sciences modernes dans le niveau de l’observatoire de Greenwich, détruire des vampires dans Wulfrum Hall, ou encore flairer la piste de Jack l’Éventreur dans le quartier de Whitechapel.

Une diversité de tâches et d’environnements qui font de MediEvil 2 une aventure jamais ennuyeuse. Mais bien moins facile que son précédent opus…

Une vie qui se fait rare pour le défunt Fortesque…

Ceux qui ont déjà joué à MediEvil 1 savent qu’il n’y a que deux moyens de regagner de la santé : ramasser les fioles et flacons de vie disséminés dans les niveaux, ou utiliser les fontaines de santé qui vous restaureront chacune l’équivalent de deux barres de vies.

Le bouclier d'or et l'armure d'or dans le jeu Medievil 2 sur Playstation
Sachez utiliser armure et bouclier pour économiser votre santé au maximum
Ces fontaines étaient probablement le principal moyen de retrouver la santé à travers les landes de Gallowmere. Et lorsque les derniers et ardus niveau du jeu drainaient plus de vie à Fortesque qu’il ne pouvait en récupérer, il suffisait de retourner dans les premiers niveaux pour rejoindre les fontaines de vie et retrouver la santé… Eh bien c’est fini.

Dans MediEvil 2, chaque fontaine de vie possède un usage unique. Une fois vidée, c’est pour toute la durée du jeu… Impossible donc de se rendre dans les premiers niveaux du jeu, plus faciles, pour récupérer de la santé (sauf si vous n’avez pas consommé le potentiel des fontaines).

Utilisez donc autant que possible les boucliers (puis l’armure dorée à la fin du jeu), ne foncez pas tête baissée face aux ennemis, surtout dans les derniers niveaux où vos adversaires sont très puissants, etne prenez pas de risques inutiles. Ou vous serez dans l’obligation de terminer les derniers niveaux du jeu avec une demi barre de vie… autrement dit, mission impossible.

Je place particulièrement l’attention sur les parties de plate-forme qui, à l’instar de MediEvil 1, sont le vrai point faible du jeu : caméra savonnette, textures parfois approximatives, distances difficiles à évaluer, et surtout un temps de latence très désagréable entre l’appui sur le bouton et l’action dans le jeu. N’oubliez pas que toute chute dans l’eau ou dans le vide entraînera la perte d’une barre de vie complète ! Vu le peu de santé disponible sur l’ensemble du jeu, il est plus qu’imprudent de risquer de perdre plusieurs barres de vies pour récupérer un sac de pièces… Et cela tout particulièrement avec les séquences de la main verte !

Malgré cette difficulté handicapante, MediEvil 2 reste, pour ma part, une vraie réussite. Le gameplay est agréable pour un jeu Playstation, mais c’est surtout l’univers et l’ambiance incomparables qui enchantent le joueur : humour, noirceur, ton décalé, phases angoissantes… Tout cela avec un scénario encore plus riche et ficelé que pour MediEvil 1, qui tiennent tout bon gamer en haleine du début à la fin… Parole de retro-geek !